Surparoles

la place du dire et de l'écoute


« J'aime les mots pour leur présence, leur musique, leur signification, leur mémoire. Tout ce qu'ils évoquent et qu'ils cachent, parce qu'ils chantent.
Je les aime parce qu'ils sont fidèles, parce qu'ils sont toujours près de nous, en nous. Ils sont la vie et s'ils savent dire la mort, ils sont -de par nature- la négation de la mort.
J’aime les mots parce qu'ils sont rassurants et qu'ils ne me quitteront jamais.
Ils existent non seulement dans les livres que je lis ou lorsque j’écris, mais dans la bouche des êtres. Ces dialogues et monologues qui surgissent ici et là, et qui révèlent parfois, miraculeusement, des horizons nouveaux.
Certes, il y a des mots que je préfère à d'autres, que je trouve plus beaux, qui me paraissent davantage porteurs d'harmonie, de bonheur.
Parmi eux, je choisis :
Bougainvillée, nénuphar, mer, soleil, itinéraire, ami, ocre, cigale, coccinelle, laurier-rose.
Et aussi : désert, eau, arc-en-ciel, taïga, Absolu. »

Gilberte Favre
Des étoiles sur mes chemins

Edmond Jabès


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Juin 1997
Galerie Niu d'Art à Lausanne

Lecture : Rita Gay
Exposition : Irène Tétaz
Visitez le site d'Irène


Énigmatique, l'œuvre d'Edmond Jabès ? Déroutante, inclassable, unique ? Hors des chemins battus et des règles traditionnelles de l'exposé ? Sans cesse oscillante entre poésie et aphorisme ? Rythmée par d'autres souffles que ceux de l'énoncé didactique ou démonstratif ? En effet. Et nul n'ira prétendre le contraire : cette œuvre-là ne ressemble à aucune autre. Distincte d'emblée de tout ce qui s'écrit aujourd'hui : dans sa forme, dans ses mots, dans son ton.


Edmond Jabès (1912 - 1991) est né au Caire. Contraint, en 1957, de quitter l'Égypte, il s'installe à Paris et opte pour la nationalité française.
A publié, en 1959, "Je bâtis ma demeure" (poèmes 1943-1957), puis, de 1963 à 1973, les sept volumes du "Livre des Questions", auxquels sont venus s'ajouter les trois volumes du "Livre des Ressemblances" (1976-1980). A publié, ensuite, "Le petit livre de la subversion hors de soupçon" (1982), "Le Livre du Dialogue" (1984), "Le Parcours" (1985) et "Le Livre du Partage" (1987), qui s'inscrivent dans le prolongement des deux premiers cycles.





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Gustave Roud


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Octobre 1996
CPO à Lausanne
Lecture : Rita Gay
Percussions : Olivier Clerc


Fils de paysans vaudois du côté de son père et de sa mère, née Coigny, Gustave Roud est né dans une ferme proche de Saint-Légier, le 20 avril 1897. En 1908, sa famille s'installe à Carrouge, dans la ferme du grand-père maternel. Gustave Roud fait ses études secondaires à Lausanne, puis poursuit ses études à la Faculté des lettres de l'Université de Lausanne, où il obtient sa licence. Ses premiers poèmes paraissent en 1915, dans un numéro des Cahiers vaudois. Ayant renoncé à l'enseignement après une brève tentative malheureuse, Roud s'installe définitivement à Carrouge, et se consacre à l'écriture poétique, à la traduction, à la critique d'art. Il pratique également la photographie.



Il meurt le 10 novembre 1976, à l'hôpital de Moudon.




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Portrait de Gustave Roud © Alain Bettex
Le site de l'Association des Amis de Gustave Roud




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Rainer Maria Rilke


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Août 2000
Parole et musique
Festival Rilke, Sierre
Lecture : Rita Gay
Chant : Stéphanie Burkhard, soprano
Piano : Geneviève Joerin-Margot


Un humaniste dérangeant


Rainer Maria Rilke est né à Prague en 1875. Il a 46 ans lorsqu'il s'installe dans le petit manoir de Muzot, près de Sierre. Il y passera les cinq dernières années de sa vie. Il meurt en 1926, emporté par une leucémie. Il est inhumé à Rarogne (VS). Considéré comme un humaniste dérangeant, Rainer Maria Rilke a réalisé une œuvre aux multiples facettes. A la fois poète, traducteur, épistolier, écrivain, il est aujourd'hui considéré comme un poète universel ayant vécu pour son art, en y sacrifiant sa vie personnelle. (ats)




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Rainer Maria Rilke 1888



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Un personnage et une œuvre d'une telle richesse et d'une telle diversité ne pouvaient qu'encourager la naissance d'un festival.


Rainer Maria Rilke a choisi Sierre et le Valais comme lieux de séjour et de repos. Il n'est que justice que les habitants de cette contrée cherchent à l'honorer et à le remercier.


Marguerite Brunat-Provins


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Janvier 2003
Caves de Courten à Sierre
Château de Vaulx en Auvergne
Lecture : Rita Gay
Chant : Brigitte Balleys, mezzo-soprano
Piano : Laurent Martin



L'auteure Marguerite Burnat-Provins naît à Douai en 1872. Très tôt, elle se révèle une enfant curieuse, passionnée, douée pour l'écriture et la peinture.
C'est vers l'expression plastique qu'elle va d'abord se tourner ; à dix-sept ans, elle obtient d'aller à Paris travailler à l'Académie Julian.

C'est à Paris que Marguerite rencontre Adolphe Burnat, jeune architecte vaudois ; elle l'épouse en février 1896. Le jeune ménage s'installe à la Tour-da-Peilz. Elle fait de fréquents séjours à Paris où elle représentera, parmi d'autres peintres, l'Ecole française contemporaine à l'Exposition universelle de 1900. Elle ne laisse d'ailleurs pas d'étonner, voire de choquer, dans ce milieu où l'on n'est pas habitué à tant d'indépendance de la part d'une femme.

L'année 1899 marque un tournant capital dans sa vie : elle découvre le Valais, plus particulièrement la région de Savièse. C'est alors une nouvelle source qui va jaillir, transformant le peintre et la décoratrice en un écrivain. La nature âpre et brûlante de ce coin de pays la séduit. Elle donne son premier livre, en 1903, Petits Tableaux Valaisans.

C'est à Savièse également qu'elle rencontre celui qui sera son second époux et le compagnon fidèle de toute sa vie, Paul Kalbermatten qu'elle épousera en 1913. C'est le grand amour. Elle écrit alors «Le Livre pour Toi».

Elle fait avec lui un certain nombre de séjours en Europe et en Afrique, avant de s'établir à Grasse, où elle meurt en 1952.


D'après un article inédit de Catherine Seylaz-Dubuis




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Marguerite Burnat-Provins à la Tour-de-Peilz en 1904.
Archives de la Collection de l'Art Brut, Lausanne.




Les mots du vin




Septembre 2004
Domaine Wannaz,
Chenaux sur Cully
Visite du Domaine

Lecture : Rita Gay
Accordéon : Olivier Forel


En mots et en musique une ballade aux goûts du vin



Quelque part dans les vignes, Charles Ferdinand Ramuz, Corinna Bille, Baudelaire, Molière,
Raymond Farquet, Omar Khayyan, et bien d'autres...

Pour enchanter vos sens




© Alain Wannaz